5 façons de s’engager pour la planète sans changer de vie

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on croit souvent que s’engager pour la planète demande de tout bouleverser

On croit souvent que s’engager pour la planète demande de tout bouleverser : quitter la ville, renoncer à la voiture, militer chaque week-end. En réalité, quelques heures par mois suffisent pour agir concrètement en faveur de l’environnement. Vous manquez de temps et ne savez pas par où commencer ? Voici cinq façons de s’engager pour la planète qui trouvent leur place dans une semaine ordinaire.

Réduire ses déchets à la source pour en produire moins chaque jour

En France métropolitaine, chaque habitant produit près de 550 kg de déchets ménagers et assimilés par an, d’après les données 2021 de l’ADEME (Agence de la transition écologique) reprises par l’Insee1.

Réduire ses déchets à la source consiste à ne pas les produire du tout. Un emballage que vous n’achetez pas n’a besoin ni d’être collecté, ni d’être trié, ni d’être incinéré.

Voici quelques habitudes faciles à prendre pour alléger votre poubelle :

  • Le vrac convient bien aux produits secs, comme les pâtes, le riz ou les légumineuses.
  • Une gourde remplace les bouteilles d’eau en plastique, au bureau comme en promenade.
  • La réparation d’un appareil en panne coûte souvent moins cher que l’achat d’un modèle neuf.
  • L’occasion fonctionne très bien pour les vêtements, les meubles et l’électroménager.

Rien ne vous oblige à tout adopter d’un coup. Un nouveau réflexe par mois suffit pour voir le volume de votre poubelle diminuer sans effort.

Participer à une collecte de déchets, même loin de la mer

D’après le ministère de la Transition écologique, 80 % des déchets marins proviennent des activités à terre2. Un emballage abandonné en ville peut rejoindre une rivière par les canalisations d’eau de pluie, puis finir sa course sur une plage.

Ramasser les déchets avant qu’ils n’atteignent un cours d’eau protège donc la mer, y compris à des centaines de kilomètres des côtes.

Pour vous engager dans la protection des océans, plusieurs grandes associations organisent des collectes ouvertes à tous. Project Rescue Ocean, une association de protection des océans reconnue Club pour l’UNESCO3, intervient sur les plages comme à l’intérieur des terres. Surfrider Foundation Europe coordonne de son côté les Initiatives Océanes, des collectes organisées partout en Europe4, tandis que Wings of the Ocean mène des ramassages de déchets sauvages sur le littoral5.

Une matinée par mois suffit pour participer à une collecte de déchets. Et l’expérience laisse des traces : après avoir ramassé des mégots pendant deux heures, on ne regarde plus un trottoir ou une berge de la même façon.

Cultiver ses propres fruits et légumes, même sans grand jardin

Un potager produit des fruits et des légumes sans emballage ni long trajet en camion. Pas besoin d’une maison à la campagne pour se lancer : plusieurs solutions existent en ville.

  • Un balcon bien exposé accueille des tomates cerises, des fraises ou des herbes aromatiques en pot.
  • Les jardins partagés permettent de cultiver une parcelle collective avec d’autres habitants du quartier.
  • Les jardins familiaux proposent des parcelles individuelles à louer, souvent gérées par une commune ou une association.

Cultiver soi-même apprend aussi à manger selon les saisons. On comprend vite pourquoi une tomate n’a rien à faire dans l’assiette en janvier !

Contribuer aux sciences participatives pour aider les chercheurs

Les sciences participatives invitent le grand public à observer la nature et à transmettre ses observations aux scientifiques. En France, le programme Vigie-Nature du Muséum national d’Histoire naturelle regroupe plusieurs observatoires consacrés aux oiseaux, aux insectes pollinisateurs ou encore aux chauves-souris.

L’Observatoire des oiseaux des jardins, organisé par la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) et le Muséum, est le plus simple pour débuter. Deux fois par an, fin janvier et fin mai, il suffit de compter pendant une heure les oiseaux présents dans un jardin, privé ou public, puis de saisir ses observations en ligne6.

Les chercheurs utilisent ces données pour suivre l’évolution des populations d’oiseaux communs, et mesurer par exemple l’effet de l’urbanisation ou du changement climatique.

Bon à savoir : lancé en 2012, l’Observatoire des oiseaux des jardins est le plus important dispositif français de sciences participatives ouvert au grand public. Plus de 95 000 jardins y ont participé entre 2012 et 20226.

Choisir une banque qui finance moins les énergies fossiles

L’argent déposé sur votre compte ne dort pas : votre banque s’en sert pour accorder des prêts et investir dans des entreprises.

En 2019, Oxfam France et Les Amis de la Terre France ont estimé que les émissions liées aux financements des quatre plus grandes banques françaises dans le charbon, le pétrole et le gaz représentaient 4,5 fois les émissions de la France en 20187. Le secteur bancaire a contesté ce calcul, mais l’étude a mis en lumière un levier d’action que peu de particuliers connaissaient.

Avant de changer de banque, comparez les politiques des établissements sur les énergies fossiles, qu’ils publient en général sur leur site. Le changement lui-même est devenu simple : grâce au service d’aide à la mobilité bancaire, gratuit, la nouvelle banque informe pour vous les organismes qui prélèvent ou versent de l’argent sur votre compte8.

Foire aux questions

Peut-on s’engager pour la planète quand on a très peu de temps ?

Oui, plusieurs actions demandent peu de temps. Le comptage des oiseaux des jardins prend une heure deux fois par an, une collecte de déchets une matinée, et un changement de banque se fait en une seule démarche.

Faut-il habiter au bord de la mer pour participer à une collecte de déchets ?

Non, puisque la grande majorité des déchets retrouvés en mer viennent de la terre2. Des collectes sont organisées en ville, dans les parcs et au bord des rivières, loin de toute côte.

Comment s’engager pour l’environnement avec des enfants ?

Le comptage des oiseaux des jardins et le potager sur un balcon conviennent bien aux enfants, même jeunes. Pour les classes, le Muséum propose aussi Vigie-Nature École, une version des sciences participatives adaptée aux élèves de la maternelle au lycée.

Sources

  1. Insee Analyses Île-de-France n° 203, collecte et valorisation des déchets ménagers (données ADEME 2021) : https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/8575332/if_ina_203.pdf
  2. Ministère de la Transition écologique, « Déchets marins » : https://www.ecologie.gouv.fr/dechets-marins
  3. Commission européenne, Maritime Forum, fiche action de Project Rescue Ocean : https://maritime-forum.ec.europa.eu/node/5036_en
  4. Surfrider Foundation Europe, communiqué de presse sur les Initiatives Océanes : https://www.surfrider.eu/wp-content/uploads/2019/02/fr_cp1_io19.pdf
  5. JeVeuxAider.gouv.fr, mission de ramassage de déchets sauvages avec Wings of the Ocean : https://www.jeveuxaider.gouv.fr/missions-benevolat/68866/benevolat-wings-of-the-ocean-17
  6. LPO, « Comptage des oiseaux des jardins : bilan de 10 ans de sciences citoyennes » : https://www.lpo.fr/qui-sommes-nous/espace-presse/communiques/cp-2023/comptage-des-oiseaux-des-jardins-bilan-de-10-ans-de-sciences-citoyennes
  7. Oxfam France et Les Amis de la Terre France, « La colossale empreinte carbone des banques : une affaire d’État », novembre 2019 : https://www.amisdelaterre.org/wp-content/uploads/2019/12/rapport-of-at.pdf
  8. Service-public.fr, « Changer de banque : qu’est-ce que la mobilité bancaire ? » : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F33881
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Passionné par la nature et l'écologie, Florian créé le blog "Notre Planète Verte" afin de canaliser cette passion en créant un espace où il peut partager ses connaissances, idées et expériences avec une communauté de personnes partageant les mêmes idées.
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